| Les enfants face aux écrans |
Ensemble faisons le point ! |
École 40 bis rue Manin Mairie du 19e arrondissement Edupax |
Paris - 30 avril 2014
Objectifs
Transmettre aux jeunes le savoir, le vouloir et le pouvoir de réduire le temps accaparé par les écrans au lieu de les écrans augmenter leur emprise et la dépendance !
La
révolution numérique promettait l'accès à des technologies qui
allaient servir les humains, à des outils qui allaient les libérer. Dans les faits, le nombre de nos
concitoyens accrocs augmente.
Le Japon met sur pied
des camps de désintoxication pour adolescents. Le nombre de jeunes
Japonais intoxiqués dépasserait le demi-million. En Pennsylvanie,
l'Université Harvard offre des cures
de désintoxication moyennant 14 000$ pour dix jours.
Nos sociétés
seraient-elles
en train de livrer leur progéniture à des technologies faussement
libératrices? Ne dit-on pas que les nouvelles technologies nous
rapprochent de ceux qui sont loin mais qu'elles nous éloignent de ceux qui sont proches? Si le pouvoir de séduction des écrans conduit
certains à se déconnecter de la réalité, ne
faudrait-il pas prendre des mesures pour atténuer les impacts de
cette déconnexion sur la santé physique et émotionnelle et propager les vertus de la reconnexion?
Les
dommages sont particulièrement dramatiques chez les enfants et les
adolescents qui finissent par se percevoir plus comme des
consommateurs que des citoyens. Quelle conséquence
cette perception d'eux-mêmes aura-t-elle sur le déficit démocratique?
Récapitulons:
l'attention des jeunes est
captée par les médias qui rivalisent pour augmenter l'auditoire. C'est
le volume de l'auditoire qui déterminera le prix que verseront les
agences de marketing pour annoncer divers produits. Les médias, pour
augmenter le
temps de cerveau disponible, se sont arrogés le pouvoir de choisir les
contenus qui vont divertir la nouvelle génération. L'appétit
des industries médiatiques et publicitaires mérite-t-il préséance sur la
protection des jeunes
contre les matériels qui nuisent à leur bien-être, tel que stipulé dans
la Convention internationale des droits de l'enfant?
Lorsqu'on
propose de réduire
le temps-écrans, plusieurs jeunes et leurs parents jugent l'objectif
louable mais inatteignable. Or, au cours de la dernière décennie, on a mis au point des modes de reconnexion avec la
réalité qui donnent partout des résultats étonnants, avec des taux
de participation qui, dans certaines écoles, dépassent 95%.
Le colloque du 4 mars 2015
va servir à préciser où passe la frontière entre la libération promise et l'esclavage constaté.
À l'ordre du jour, un enjeu majeur de santé publique auquel nous
sommes tous conviés à chercher remède, ensemble: comment se libérer des écrans? Les questions
suivantes seront traitées.
-
Qu'est-ce qui rend la déconnexion des écrans difficile?
-
Pourquoi chercher à réduire le temps-écrans?
-
Pourquoi des écoles ont-elles proposé le Défi 10 jours sans écrans à leurs élèves?
-
À quel âge peut-on proposer aux enfants la déconnexion des
écrans?
- Pourquoi est-ce plus difficile à l'adolescence?
-
La déconnexion des écrans est-elle une forme de censure?
-
Serait-ce une forme d'entrave à la liberté des jeunes?
-
S'agit-il d'un retour au temps jadis où la télé n'existait pas?
-
Les enfants privés d'écrans souffrent-ils?
- Comment a-t-on
prévenu les aspects négatifs du sevrage là où on s'est
déconnecté?
- Les jeunes participants ont-ils été exclus?
- Les nouvelles technologies
ont-elles servi ou asservi les jeunes?
- Où se situe la
frontière entre les deux?
- Comment devient-on maîtres des
écrans au lieu d'en devenir esclaves?
- Comment a-t-on laissé l'attention des
enfants devenir une marchandise?
- Quel rôle la
publicité joue-t-elle auprès des diffuseurs?
- Qu'est-ce qui
détermine les revenus du diffuseur?
-
Pourquoi fermer les écrans servirait-il à les maîtriser, à les
domestiquer, à les civiliser?
- Le décryptage des messages ne
serait-il pas préférable à la réduction du temps-écrans?
-
Comment a-t-on préparé les enfants au Défi sans écrans?
-
Leur a-t-on promis des cadeaux?
- A-t-on exercé
des pressions sur ceux qui refusaient de participer?
-
A-t-on culpabilisé les parents?
- Comment a-t-on obtenu leur
collaboration?
- Et les enseignants, comment ont-ils collaboré?
-
Les grands parents ont-ils mis l'épaule à la roue?
- Les
organismes de proximité et les associations du quartier ont-elles
collaboré au Défi sans écrans?
- La municipalité s'est-elle impliquée?
- Comment a-t-on évalué les résultats,
leur durabilité?
- Devrait-on laisser les jeunes se débrouiller
seuls face aux écrans?
- Comment faire connaître les bienfaits de la
réduction du temps-écrans?