| Les enfants face aux écrans |
Ensemble faisons le point ! |
École 40 bis rue Manin Mairie du 19e arrondissement Edupax |
Paris - 30 avril 2014
Historique
de la lutte pour protéger les enfants de la publicité,
et des efforts citoyens pour promouvoir l'éducation médiatique et la réduction du temps-écrans
1.
Montréal, 1987. Création de Pacijou, publication du Guide pédagogique Cessez-le-feu, proposant des activités éducatives pour protéger les jeunes de la publicité pour les jouets militaires dans des séries télévisées ultra-violentes.
2. Québec, mars 1990, création de l'association TROP, acronyme de Travail de Réflexion pour des ondes pacifiques. Son moyen d'action privilégié: le Vote annuel des jeunes pour le choix des productions audio-visuelles les plus toxiques et les plus pacifiques. Les écoles participantes transmettent les résultats du vote local aux décideurs gouvernementaux canadien et québécois.
3. Nouvelle-Angleterre, avril 1995, création de la Semaine sans télévision par Henry Labalme et Matt Pawa, avec l'appui de TV-Free America et du magazine canadien Adbusters. En 1997, la Semaine sans télé est reprise en France par l'association Enfance-télé-danger? Elle deviendra la Semaine sans écrans en 2009.
4. San José, Californie, 1999 et 2001.
Le
Journal
de l'Association médicale américaine (AMA)
publie
trois articles sur les effets de la réduction du temps-écrans chez
des enfants de 8-9 ans (4e et 5e année). Le Dr Thomas Robinson, du
Centre de recherche en prévention et promotion de la Santé de l'École de médecine de
l'Université Stanford, en Californie, crée
le programme SMART, acronyme de Student Media Awareness to Reduce
Television.
(Éveil de la vigilance des élèves en vue de réduire le
temps-écrans). Trois articles dévoilent les résultats obtenus pour
divers paramètres: l'excès de poids et l'obésité, l'agressivité
et la violence, la sollicitation des parents pour obtenir des jouets
annoncés à la télé. Résultats positifs sur toute la ligne.
4a.
Californie, 1999. Journal
de l'Association médicale des États-Unis. La réduction du temps-écrans fait diminuer l'adiposité,
l'excès de poids et fait ainsi la preuve qu'elle peut contribuer à prévenir l'obésité.
4b.
Californie, 2001.
La
réduction du temps-écrans fait aussi diminuer
la violence verbale de 50% et la violence physique de 40%.
Version française
du même
article.
4c.
Californie, 2001. La
réduction du temps-écrans a fait diminuer
le harcèlement des parents par les enfants
pour
qu'on leur achète des jouets annoncés à la télévision.
5.
Washington, 2000. Congrès des États-Unis, Sommet sur la Santé publique. Déposition commune de l'Académie américaine des pédiatres et de 5 autres organisations professionnelles concernant l'impact des divertissements violents sur le comportements des enfants.
6. Paris, novembre 2002. Dépôt du Rapport Kriegel : «Mission d'évaluation, d'analyse et de propositions relatives aux représentations violentes à la télévision.»
7. Montréal, 2003. Campagne de la Commission scolaire de Montréal pour interdire la violence dans les émissions pour enfants. La campagne est endossée par la Fédération des commissions scolaires, le Collège des médecins, la Fédération des comités de parents, la Centrale des syndicats du Québec, et une dizaine d'associations professionnelles en Santé et en Éducation.
8. Québec, 2003, création du Défi de la Dizaine sans télé ni jeux vidéo. qui deviendra le Défi 10 jours sans écrans quelques années plus tard.
9. Michigan, 2003-2004.
Le
programme SMART ayant fait ses preuves avec des élèves du primaire,
il est repris par le District scolaire Delta
Schoolcraft à
Escanaba, au Michigan. On adapte le matériel éducatif pour tous les
niveaux scolaires, de la Maternelle à la fin du secondaire. Ce
matériel est rendu disponible sur le site «Take
the Challenge, Take Charge»,
créé par l'équipe de Kristine Paulsen, une professionnelle à
l'emploi du District scolaire. Le programme a permis d'obtenir des
bienfaits non prévus concernant la consommation d'alcool, de tabac,
en plus de faire augmenter les notes de 10-15%. On peut consulter les
bénéfices
évalués
dans
ce diaporama.
10.
Iowa et Minnesota, juin 2007. 600
enfants suivis durant 8 mois dans 5 écoles primaires.
...children
most at risk for obesity could be helped by limiting their screen
time
(…)
study was an eight-month
pilot program designed to enhance the fitness of more than 600
children
in
3 Iowa schools & 2 in Minnesota.
11 Kentucky 2007. Création
d'un groupe
de travail spécifique sur la réduction du temps-écrans,
le Universal
Screen
Time Reduction Task Force.
12. Genève, novembre 2007. La WWSF choisit comme thématique de la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants la protection des enfants contre la téléviolence.
13.
Oregon 2008. Création
de la Coalition
STAR,
acronyme de Screen Time Awareness and Reduction. Mission : améliorer
la santé et le bien-être des enfants et de leur famille en
réduisant le temps-écrans. Projections publiques du documentaire
Consuming
Kids.
Note.
Le documentaire Consuming
Kids a
été traduit en
français par Radio-Canada et diffusé à RDI sous
le titre «Les
enfants de la surconsommation».
On l'a utilisé dans une école secondaire québécoise pour
motiver des ados.
14.
Université Yale, décembre 2008. Méta-analyse
effectuée par des chercheurs qui ont épluché
173 études
sur
la relation écrans-santé réalisées depuis 1980.
15.
France 2009. Selon
le Conseil Supérieur de l'audio-visuel
(CSA),
la télévision
freine le bon développement
des
enfants.
16. Gatineau, Québec, novembre 2011. Premier colloque Surdose médiatique: les faits, les dommages les remèdes. En collaboration avec l'Université du Québec en Outaouais.
17. France, septembre 2010 : Selon
la Direction
Recherche Études Évaluation Statistiques
(DREES),
au ministère des Affaires sociales et de la Santé. «Les
enfants qui passent plus d’une heure par jour devant un écran
présentent un risque de surpoids 30% supérieur
à
ceux qui y passent moins d’une heure ».
18.
Washington, février 2010. La
première Dame des États-Unis, Michelle Obama, lance la campagne
Let'
s Move,
avec comme objectif de préparer une génération d'enfants en
meilleure santé. Le site Internet de la campagne
Let's
Move,
propose
8 mesures pour aider les parents à réduire le temps-écrans des
enfants. Des capsules
vidéo
sont
mises en ligne.
19.
Washington, mars 2010. La
Maison blanche met sur pied un groupe de travail inter-ministériel
sur l'obésité. «Action plan to
solve the problem of childhood obesity
within
a generation.
20.
Minnesota 2010. Le
Département (ministère) de la Santé de l'État publie son Rapport
sur le temps-écrans et l'obésité: «In
Fast Forward to Better Health TV/Screen Time Obesity
Report:
Causes, Consequences, and Remedies.»
(Trad.: Passons en avance accélérée pour une santé améliorée: Rapport sur l'impact temps-écrans et le temps-télé sur l'obésité) Le
rapport invite la population à redoubler d'efforts pour améliorer
la santédes jeunes. On y analyse la contribution du temps-écrans à la pandémie d'obésité
en passant en revue les causes, les dommages et les remèdes.
Des six recommandations du Rapport, la moitié porte sur le temps-écrans.
21. Montréal, mai 2011. Deuxième colloque Surdose médiatique et Santé des jeunes. Les 37 vidéos sont en ligne sur WEB-TV. Kristine Paulsen présente les
résultats du programme Take the Challenge Take Charge auprès d'élèves du secondaire. «Benefits
from Implementing a Media Education Program School & Community
Wide.»
(Trad.: Bienfaits suite à l'implantation d'un programme d'éducation médiatique dans toute une école et à la grandeur d'une communauté) On peut visionner la vidéo de sa conférence en ligne.
22. Ottawa, 2011. L'Agence de Santé publique du Canada (ASPC) affiche le programme
de réduction du temps-écrans SMART sur son portail des Pratiques
exemplaires en prévention de l'obésité.
23. Winnipeg, Canada, septembre 2011: le
Dr Mark Tremblay dévoile les résultats d'une méta-analyse sur la
sédentarité. Son équipe a répertorié 232 études impliquant un
total de 983 840 participants. En dépassant la limite de 2
heures de temps-écrans par jour, on constate les résultats suivants:
plus fort taux d'adiposité, plus faible estime de soi, plus faibles
comportements pro-sociaux, moins bonne condition physique, notes
scolaires plus faibles.
24.
Rennes, France, décembre 2011. Rennes-TV
titre:
«Conséquences
de la télévision sur la santé publique: les chercheurs sonnent
l'alarme.»
Reportage suite à une conférences prononcée par le docteur en
neuroscience, Michel Desmurget.
25.
Toronto, mars 2012.
La
Société canadienne de physiologie de l'exercice publie les
premières
directives canadiennes en matière d’activité physique et de
comportement sédentaire
pour
la petite enfance (0-4 ans). Ces directives sont une première au
Canada à s'appuyer sur une revue systématique des données
scientifiques et une première au monde en matière de comportement
sédentaire des 0-4 ans.
26. États-Unis, avril 2012,
un télédiffuseur privé joint le mouvement pour prévenir
l'obésité. Le Réseau de télévision spécialisé HBO produit et
diffuse le documentaire : Le Poids et la Nation: «The Weight and the
Nation». On peut accéder en ligne au documentaire, au site
Internet et à la bande-annonce.
On y explique notamment de quelle façon le temps-écrans fait
augmenter le surpoids et l'obésité.
27.
Montréal, mai 2012. Le
magazine
québécois L'Actualité
publie
l'article «Petit écran, grand péril» La télé est effectivement
un enjeu majeur de santé publique.
28.
Université Harvard, mai 2012. Des
chercheurs découvrent que le recours aux réseaux sociaux déclenche
la production de dopamine
dans le cerveau.
29.
Washington, 8 février 2013. Let's
Move affiche le bilan
de son plan triennal.
30.
Washington, 13 février 2013.
Le
ministère de la Santé des États-Unis s'implique dans la réduction
du temps-écrans en finançant l'Institut national pour le coeur, les
poumons et le sang. En février 2013, ce
texte est mis en ligne.
31.
Washington, 20 février 2013.
La
Maison Blanche publie le bilan
de son propre plan triennal.
32.
Montréal, mars 2013.
La
Fondation
des maladies du coeur du Québec offre aux écoles primaires son nouveau programme «Sois futé, écrans fermés».
33.
Paris, juin 2013. Le
site français de l'écologie ReporTerre publie un article décrivant
l'impact du temps-écrans sur l'excès de poids: «L'environnement
télévisuel contribue à l'obésité de 5 manières».
34.
Japon,
Chine, Corée du Nord, août 2013. Les gouvernements annoncent la
mise sur pied de camps de désintoxication
de l'Internet et des jeux vidéo. Les
autorités nippones estiment à plus d'un demi-million le nombre de
jeunes qui souffrent de ce mal des temps moderne. Selon le communiqué, d'autres pays
(riches) semblent touchés par ce problème: États-Unis, Canada,
Allemagne, France.
35.
Montréal, 6 septembre 2013.
Article
paru dans le quotidien Le Devoir
concernant
l'impact négatif des technologies de la communication sur
la relation parents-enfants.
«Aux
dires de ceux qui ont connu l’avant et l’après NTIC, les
nouvelles technologies nuisent
aussi à la capacité d’apprentissage des élèves,
habitués d’être sur-stimulés en tout temps en dehors des heures
de classe. Les enseignants peinent à maintenir leur attention plus
de trois minutes, TIC ou pas. (…) plus le milieu est favorisé
économiquement, plus les enseignants en arrachent avec le code de
discipline. Élèves gâtés, choyés, surprotégés et insolents, le
modèle fait des petits dans la classe moyenne, selon ce prof qui y
enseigne depuis 20 ans.»
36.
Bradford, Pennsylvanie, 8 septembre 2013. Le
Centre médical régional ouvre un centre
de désintoxication de l'Internet,
des jeux vidéo. Le programme, dirigé à partir de l'hôpital,
s'étale sur 10 jours.
37.
Concord, New Hampshire, 3 décembre 2013.
La Gouverneure
de l'État, Maggie Hassan,
annonce l'attribution par son ministère de la Justice au groupe
MediaPowerYouth
d'un
budget pour l'éducation médiatique axée sur la prévention de la
violence en milieu scolaire.
38. Paris, avril 2014. Colloque Les enfants face aux écrans, faisons le point. Initiative de l'école 40bis rue Manin et la Mairie du 19e arrondissement. Des conférenciers de France, du Canada et des États-Unis acceptent de participer bénévolement.
39. Bretagne, septembre 2014. L'association ''Un arc-en-ciel dans l'cartable'' affiche une première invitation au colloque Des écrans pour servir OUI, pour asservir NON ! qui se tiendra à Montfort-sur-Meu le 20 mai 2015.
40. Paris, 1er janvier 2015. Annonce de la naissance de l'Association ALERTE, pour l'Éducation à la Réduction du Temps-Écran.
41. Trois-Rivières, Québec, 4 mars 2015. Colloque Les écrans: libération ou esclavage? Organisé en collaboration par Edupax, le Département de Lettres et communication sociale de l'UQTR et l'AREQ 04.